Concerts Juliette Lewis – Du 19 au 22 mai 2010 – Flèche d’Or

Par Scred | le 25/05/2010 | Les autres articles sur le Rock

Romeo is sweating
A peine six mois après son dernier passage à l’Alhambra de Paris, Juliette Lewis nous fait la bonne surprise de venir investir la Flèche d’Or pendant quatre nuits consécutives, une série de concerts « à l’ancienne » qui sentait déjà bon des semaines à l’avance…
Concerts Juliette Lewis – Du 19 au 22 mai 2010 – Flèche d’Or De fait, miss Lewis n’a déçu personne et a même ajouté un cran de plus sur son échelle personnelle de la rock n’ roll attitude ! Au programme température infernale, sueur en cascades et énergie communicative. Sur les quatre concerts, la belle a démontré qu’elle était chez elle dans une salle de taille réduite et a délivré une performance rare, intense et passionnée, à son image.

Peu de nouveautés cependant au niveau de la setlist par rapport à sa dernière venue dans la capitale, si ce n’est une reprise du « No Fun » des Stooges ainsi qu’une version incendiaire de « Waiting for the man » du Velvet Underground exécutée en tandem avec son compère Joe Sumner (Fiction Plane), à quoi il faut rajouter quelques anciennes chansons de la période Licks (« Sticky Honey », « Pray for the band Latoya »).

Mais qu’importe !

Entourée par son nouveau groupe mené par un Chris Watson beaucoup plus à son affaire qu’en novembre dernier, Juliette Lewis n’a pas encore fini d’exploiter le potentiel de son dernier album « Terra Incognita », comme le prouve son interprétation déchirante de « Hard Lovin' Woman », la légèreté désarmante d’un « Romeo » aussi efficace que poignant ou encore la charge émotionnelle qui accompagne le « Suicide Dive Bombers » qui clôt désormais ses concerts.

On pourrait disserter des heures de la fougue du personnage, de sa sensualité, de sa fragilité aussi, mais on ne serait pas tellement plus avancés… Juliette Lewis EST le rock n’ roll, point !

Elle l’incarne avec toute la jubilation qui se lit sur son visage lorsqu’elle passe derrière la batterie le temps d’un morceau touchant de maladresse, lorsqu’elle se jette dans la foule histoire de toucher peau contre peau son public (un moment privilégié qui avait tendance à se perdre) ou lorsqu’elle accueille sur scène la remuante Izia promue pour l’occasion choriste de luxe sur « Terra Incognita », tout ça parce qu’elle avait reconnue dans la jeune chanteuse française une petite sœur de cœur !

Quatre nuits durant, Juliette Lewis a offert ses tripes à une Flèche d’Or pleine à craquer transformée en « Fantasy Bar » qui en retour, et selon ses propres termes, lui a donné un futur…

C’est vraiment trop aimable de sa part, car c’est bel et bien elle par sa détermination et son inépuisable générosité qui continue à donner un avenir au rock n’ roll que l’on aime, celui qui sent le fauve et qui n’a pas besoin de stades pour sonner vrai, juste d’une poignée de gens motivés et d’une chanteuse prénomme Juliette dont le Romeo n’a pas fini de transpirer !
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