Concert The Parlor Mob - Nouveau Casino - 30/10/09

Par Scred | le 01/11/2009 | Les autres articles sur le Rock

Poulpe fiction
J’aime bien le Nouveau Casino...
Concert The Parlor Mob - Nouveau Casino - 30/10/09 Malgré un son souvent très limite et une bière hors de prix, ils ont eu la délicatesse d’aménager une cabine réservée aux fumeurs sur la mezzanine qui surplombe la scène, sorte de dernier salon où l’on cause version XXIème siècle !

En poussant la porte du petit local enfumé car déjà occupé par deux gars en pleine discussion, je suis soulagé d’entendre une phrase qui traduit la pensée confuse qui m’habite (sans contrepétrie, cherchez pas !) depuis que The Parlor Mob est monté sur scène une heure plus tôt... « Ce chanteur a le charisme d’un poulpe » ! Et Didi, l’auteur de cette citation qui devrait faire date a drôlement raison.

C’est comme ça, ça ne se prévoit pas...

The Parlor Mob était pourtant l’auteur d’un album magique, « And you were a crow », album du mois dans ces pages, encensé par une presse pour une fois unanime. La pochette du disque nous montrait un groupe chevelu au regard perdu au loin entre les « Misty Mountains » et le « Kashmir », cliché certes mais un cliché jauni, passé, souvenir d’une époque où le Zeppelin en flammes s’écrasait sur des foules entières de fans en extase !

Alors du coup, quand on voit débarquer cinq mômes en chemise à carreaux, coupe réglementaire, aux postures de scène dignes d’une répétition en studio, un tout petit malaise s’installe...

Mais allez, pas de préjugé, on ravale sa petite déception et on écoute la musique !

Excellente musique par ailleurs, il n’ y a pas de doute là dessus. The Parlor Mob égrène les titres de son album avec conviction, application même et sans la moindre fausse note. « Dead Wrong », « The Kids », le génial « Everything you’re breathing for », tout y passe sans aucun temps mort et pourtant je ne peux m’empêcher de m’ennuyer ferme...

Quand on produit une musique de cette qualité, en invoquant les grands noms du passé, on se doit d’avoir un minimum de MOJO !

Le mot est lâché...

On veut bander pour ces mecs même si on est plutôt porté sur les nanas, on veut du félin, de la sensualité sourde, du torride dans la sueur qui coule le long d’un manche de Telecaster ! Que là, on a droit à une bande de copains sympathiques qui jouent bien de très bonnes chansons en dégageant autant d’aura qu’une boîte de petits pois.

Et c’est dommage, car des titres comme « Can’t keep no good boy down » ou le fabuleux blues « Tide of Tears » méritaient mieux que cela.

Comme quoi, rien n’est écrit. Il vaut mieux parfois un groupe médiocre musicalement qui vous cloue la menteuse une fois monté sur scène qu’un groupe au talent évident qui pèche à vous donner le frisson pendant le test décisif de la confrontation face au public.

En même temps ces garçons sont très jeunes, ils ont le temps d’apprendre, c’est en tous cas tout le mal qu’on leur souhaite !
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