Concert The Ghost of a Saber Tooth Tiger (Sean Lennon & Charlotte Kemp Muhl) - Flèche d'Or - 06/09/10

Par Peg | le 08/10/2010 | Les autres articles sur le Folk

Coïncidences
Certaines coïncidences arrivent à point nommé! John Lennon n'est plus des nôtres depuis 30 ans presque jour pour jour mais une partie de son patrimoine génétique subsiste et nous rappelle qu'il n'est pas qu'un mythe, qu'il fut véritablement un être de chair et de sang. C'est la première chose qui vient à l'esprit d'un héritier de la Beatlemania. Voir Sean c'est un peu voir John!
Concert The Ghost of a Saber Tooth Tiger (Sean Lennon & Charlotte Kemp Muhl) - Flèche d'Or - 06/09/10 Quand on observe Sean Lennon, ce charmant jeune dandy trentenaire, poser des yeux subtilement bridés sur sa mannequin de concubine et partenaire de bohème, Charlotte Kemp Muhl, on ne peut que se remémorer la relation fusionnelle dont il est le fruit. C'est cette très semblable passion inconditionnelle qui mène les deux membres de The Ghost of a Saber Tooth Tiger à un mimétisme qu'ils assument volontiers. Bien loin des actions médiatiques du mythique couple formé par John et Yoko cependant, Charlotte et Sean préfèreront une campagne de pub pour la marque de vêtements Zadig et Voltaire à plusieurs semaines alitées au profit de la paix dans le monde.

D'autres clichés les présentent posant à l'identique d'une célèbre photo de John et Yoko. Mais rien de tout ça ne fera jamais réapparaitre John. Pas même cette touchante formation qui présentait son nouveau projet à la Flèche d'Or, ce soir-là.

Sean s'emploie à séduire le public parisien en exprimant, en bon français et avec beaucoup d'humour, son attachement à notre culture. Le groupe présente quelques titres de leur premier opus à venir, tels que « Jardin du Luxembourg » ou encore « Rainbows in gasoline ». Un live acoustique donné en toute modestie, sans artifices, mais ou la sincérité de cette pop folk sixties bien trop proche de l'œuvre de leur défunt mentor dessert cette formation naissante et fragile.

Charlotte Kemp Muhl se voit endosser le rôle de choriste et accompagne son partenaire aux commandes d’instruments où on ne l’attend pas. Une fashionista pourtant supposée être bien plus coutumière des podiums que de l'usage d’un accordéon ou d’une basse acoustique ! Une jolie surprise qui a pourtant du mal à convaincre, ou peut être est-ce encore trop tôt pour en juger.

Sean Lennon, qui en solo, avait déjà deux honorables albums à son actif, nous offre une folk gentille doublée d'une performance vocale bien plus rassasiante. Malheureusement, ce concert plus proche du show case promotionnel que d'un concert traditionnel durera moins d’une heure… Le set finira sur l’invitation à leur côté d’Irina Lazareanu, mannequin et artiste produite par ce dernier. Sa présence, sa voix tout aussi énergique que rauque et suave redonne vie à un set bien trop sage.

Une touche finale qui dévoile une personnalité forte à la tessiture vocale enivrante.
Sean quittera la scène en promettant un retour prochain et plus « saturé » aux coté de -M- comme s’il avait bien compris que sans amplis ils n’avaient peut être pas d’avenir à long terme.

Evidemment, il ne conviendrait surtout pas de faire un quelconque amalgame historique. Aussi accueillant et communicatif soit le fils, il n'égalera certainement jamais son père qui au même âge avait déjà écrit la plus grande partie de ce qui laissera une marque indélébile dans l'histoire de la musique.



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