Concert Slayer / Megadeth au Zénith - 26/03/11

Par Scred | le 28/03/2011 | Les autres articles sur le Métal

2 Big
Affiche de rêve ce soir au Zénith, puisque deux des géants du trash américain venaient visiter le public français, autant pour leur propre compte que pour assurer la promotion du festival Sonisphere d’Amnéville qui aura lieu en juillet prochain. C’est d’ailleurs ce festival qui occupera la première partie de la soirée puisqu’une grande conférence de presse était organisée en marge du concert afin de présenter ce Sonisphere tricolore, premier du nom. Au programme, l’annonce de la mise en vente dès le 28 mars de billets à la journée et quelques indices sur l’organisation de l’événement, mais nous y reviendrons un peu plus tard…
Concert Slayer / Megadeth au Zénith - 26/03/11 Pour le moment, ce qui nous intéresse, c’est la musique ! Zuul FX, jeune combo de néo-métalleux français avec dreadlocks de rigueur, s’en sort assez bien dans le rôle du chauffeur de salle. Leurs compositions ne brillent pas par leur originalité, on sent que l’écoute prolongée de groupes comme Slipknot et Korn est passée par là mais l’énergie est bien présente, tout comme le plaisir de vivre cet instant magique, paver la voie pour des monstres sacrés comme Slayer et Megadeth, excusez du peu ! On pourra à la rigueur trouver cocasse le fait de déclarer son amour à la foule en lui faisant hurler de bon cœur « I hate you » mais voilà, c’est du métal après tout !

Et de métal il va être question pendant le reste de la soirée, et ce dès l’entrée en scène de Slayer, privés pour le moment du guitariste Jeff Hanneman qui se remet doucement d’une infection carabinée d’après ce que nous a confié Tommy Araya avant le début du concert. Il sera remplacé haut la main par un Gary Holt (Exodus) tout à fait convainquant pendant le reste de la tournée du groupe et notamment ce soir où personne ne verra la différence…

Le set de Slayer va d’ailleurs tenir toutes ses promesses, du trash joué à deux mille à l’heure, pétrifiant de violence, pendant lequel le groupe piochera dans les titres désormais cultes de ses albums mythiques « Reign in Blood » (« Postmortem », « Raining Blood » et « Angel of Death » en guise de final apocalyptique), « Seasons in the Abyss » (« War Ensemble », « Temptation », « Dead Skin Mask » toujours aussi impressionnant de beauté morbide, et « Seasons in the Abyss ») ou encore « South of Heaven » (« Silent Scream », « South of Heaven ») sans oublier de gratifier la foule de quelques nouveautés comme l’excellent « World Painted Blood » ou le très revendicatif « Americon ». Du grand hard.

A peine remis de ce déluge de décibels, c’est aux esthètes de Megadeth que va avoir affaire le public du Zénith, un public visiblement présent en grande partie pour applaudir le groupe de Dave Mustaine puisqu’au moment où le blondinet monte sur scène armé d’une Jackson double manche à peine too much, la salle est pleine à craquer ! Les californiens vont alors se livrer à une revue de détail des plus grands moments de leur carrière, alternant les morceaux légendaires tels que « Hangar 18 », « In my darkest hour », « Peace Sells » ou encore « Wake up Dead » entre autres titres qui ont écrit l’histoire du trash originel et quelques surprises tel que ce « Angry Again » extrait de la bande originale du film « Last Action Hero » (référence ultime s’il en est !) ou l’excellent « Poison was the cure » tiré du chef d’œuvre « Rust in Peace ».

Megadeth s’offrira même un petit moment d’émotion pendant « A tout le monde », repris en cœur par un public bien décidé à remercier Dave Mustaine en français dans le texte, une attention qui toucha visiblement le sale gosse du trash… Le groupe achèvera sa prestation par un « Symphony of Destruction » à rallonge avant d’asséner « Holy Wars… the Punishment Due » devant des fans épuisés mais heureux d’avoir pu vivre ce moment en comité restreint, bien loin du barnum d’un Big 4 inaccessible avec ses dizaines de milliers de spectateurs qui, il faut bien le dire, gâchent bien souvent le plaisir. Ce soir, Slayer et Megadeth nous ont offert un vrai moment de métal dans des conditions idéales, un cadeau rare qu’il fallait apprécier à sa juste valeur. Dont acte !
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