Concert Juliette Lewis à l’Alhambra - Paris - 23/11/09

Par Scred | le 25/11/2009 | Les autres articles sur le Rock

Juliette en terrain connu
Juliette Lewis est une artiste à part, en perpétuelle évolution.
Concert Juliette Lewis à l’Alhambra - Paris - 23/11/09 Après une carrière remarquable au cinéma avec des rôles à forte personnalité, elle a un jour décidé de porter sa folie et sa fougue sur scène pour délivrer un rock brutal et primaire tout en y laissant un bon litre de sueur par concert... Le résultat fût une poignée d’albums rageurs et la plus belle reconversion d’une actrice en chanteuse qu’on ait jamais vue ! Et puis récemment, la belle a décidé de changer d’orientation musicale avec un album très réussi, « Terra Incognita », plus complexe et moins basique que ses précédents brûlots.

C’est cet album que Juliette Lewis est venue défendre sur la petite scène de l’Alhambra, décor idéal pour ce genre de prestation de part sa taille réduite, où l’interaction avec le public est essentielle.

Malheureusement, le public parisien en ce lundi soir n’était visiblement pas décidé à se mettre dans l’ambiance et ce malgré les efforts démesurés de Juliette Lewis pour enflammer la salle... C’est bien dommage car dès son entrée en scène, elle donne le ton de la soirée : théâtrale, un brin mystique et rock n’ roll bien sûr ! Ouvrant les hostilités avec « Romeo », extrait de son dernier album, Juliette envahit l’espace et glisse sur scène comme une vestale tendance vicelarde en vampirisant toutes les lumières . Pour le meilleur d’ailleurs, car très vite on se prend à regretter les ex- guitaristes des Licks, l’ancien groupe de Juliette Lewis... En effet, les nouveaux venus ne dégagent aucune vibration et le contraste avec leur chanteuse est saisissant !

Mais qu’importe, Juliette fait son truc, s’éclate avec ses chansons comme une gamine dans un magazin de poupées et enchaîne ses vieux morceaux (« Purgatory Blues », « Hot Kiss », « Sticky Honey », « Got love to kill ») avec ses nouvelles compositions (« Suicide Dive Bombers », « Ghost ») tout en racontant sa vie avec humour, prenant le public à partie et multipliant les anecdotes... Quelques titres sortent toutefois du lot, tel ce « Hard lovin’ Woman » durant lequel Juliette Lewis invoque le fantôme de Janis Joplin avec bonheur, une Janis passée à la moulinette Mallory Knox (« Natural Born Killers ») avec de la lave en fusion dans les veines ou bien cette version à la nitroglycérine de « You’re speaking my language », l’un de ses plus grands hits.

Le concert se terminera par un rappel trop court d’une seule chanson (« Terra Incognita »), une belle preuve en soi du manque de réceptivité de la foule pourtant ravie qui se trouvait là ce soir... C’est vraiment du gâchis tant Juliette Lewis a donné tout et plus encore pendant ce concert mais voilà, on est parfois mal payé de ses efforts, même dans le rock n’ roll !

Espérons qu’elle ne nous en tiendra pas trop rigueur et qu’elle reviendra nous électriser les neurones très vite.
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