CLUTCH + HARK - 25/01/13 - La Maroquinerie

Par Maggy | le 27/01/2013 | Les autres articles sur le Métal

Au nom du Stoner, du Blues, sans Saint-Esprit!
Quand l’imposante porte en bois de la Maroquinerie s’ouvre enfin, le public se précipite dans la salle pour trouver un peu de chaleur. En un clin d’œil, la Maroquinerie est bondé, des roadies s’activent et…restent sur scène.
HARK prend le public par surprise qui ne s’attendait pas à ce que les gallois amorcent le concert si rapidement. Un grand Jésus blond s’avance et toise l’audience. Son regard empli de haine et de damnation hypnotise un public déjà conquis. Chaque riff, chaque tempo tonnent en écho dans une salle qui semble s’étendre dans l’univers. C’est un moment hors du temps animé par des compositions d’un stoner brutal à la Red Fang et une rage digne de Clutch.

Pas étonnant que le groupe est assuré la première partie des deux groupes. Leur premier EP « Mythopoeia Sins on Sleeve » s’arrache comme les écrits d’une nouvelle prophétie musicale à la fin d’un set trop court pour un talent trop grand. Mais HARK ne sont que les apôtres du groupe soulevant les foules en vrais gourous : Clutch.

Et comme chaque messie, les américains aiment se faire attendre tout en se délectant des cris et des applaudissements de son public en coulisses. Les minutes s’écoulent interminablement jusqu'à ce que la frustration atteigne son paroxysme et que les cris se transforment en hurlements. C’est ce moment que choisi Neil Fallon et sa bande pour entrer sur scène tels des prédicateurs dans leur église sous l’impulsion de « Pure Rock Fury ». Seul problème, le micro ne se déclenche pas immédiatement et Neil Fallon commence sa danse vaudou en muet (ce qui rend le personnage encore plus inquiétant).
Clutch survole sa discographie en laissant une grande place au titre de Blast Tyrant (2004) avec « The Mob Goes Wild », « Profits of Doom », « The Regulator » et « Cypress Grove » en rappel mais omet totalement l’album Jam Room (1999) (volontairement ?). C’est avec près d’une heure et demie de musique divinement violente que Clutch divertie une audience dévouée à leur cause. Neil Fallon, le Raspoutine du stoner avec sa longue barbe noire prêche ses bonnes paroles.

Ce vizir charismatique aux yeux fous écrase totalement le reste du groupe par sa seule présence. Sa voix enflamme les foules, sa gestuelle orchestre l’ambiance. Il souffle le chaud et le froid envers un public à sa merci. Tantôt la foule se délecte des trois titres inédits « DC Sound Attack », « Crucial Velocity », « Earth Rocker » (à venir sur le prochain album du même titre) tantôt elle s’ennuie devant un solo de batterie futile.
Lorsque Clutch entonne les chansons de leur propre idole, le bluesman Mississippi Fred Mc Dowell c’est pour déclencher une hystérie collective avec « Gravel Road » et « Electric Worry » qui conclut une setlist parfaite. Clutch quitte la scène laissant derrière lui un public qui recommencent à compter les minutes. Ces musiciens aux allures de chercheurs d’or du Maryland aiment décidemment attisé les émotions d’un public aux abois.

A quelques secondes près, la salle se vidait mais tel l’homme qui tombe à pic Neil Fallon revient sur scène pour un bref rappel avec « Cypress Grove » et « A Shogun Named Marcus » , premier succès du groupe, dont le final traîne tout autant en longueur que le titre de l’album dont il est extrait :Transnational Speedway League: Anthems, Anecdotes, and Undeniable Truths (1993). Le concert s’achève et le public reste là le souffle coupé encore hypnotisé. Prochain rendez-vous : le merchandising pour la quête et que Clutch vous protège !


Setlist de Clutch:

Pure Rock Fury
The Mob Goes Wild
Profits of Doom
50,000 Unstoppable Watts
Power Player
DC Sound Attack
Gravel Road
Crucial Velocity
The Regulator
Burning Beard
Earth Rocker
The Yeti
Big News I / Big News II
Escape From the Prison Planet
Electric Worry

• Rappel:

Cypress Grove
A Shogun Named Marcus



Photos
© P.Cremin - www.blackstage-photography.com
    Dîtes nous si vous avez aimé cet article.