Chronique de "Black Ice" d'AC/DC

Par Scred | le 15/09/2009 | Les autres articles sur le Hard Rock

Black is Back
Black is Back
Chronique de "Black Ice" d'AC/DC C'est un petit mot de cinq lettres qui n'a l'air de rien mais qui semble avoir un pouvoir particulier quand il est présent dans le titre d'un album : " Black ". De "Black Celebration" (Depeche Mode) à "Black Sunday" (Cypress Hill) en passant par le "Black Album" (Metallica) il a exercé son pouvoir faisant de chacun d'eux la pierre angulaire de l'oeœuvre des groupes qui les avaient commis.

Et puis il y a "Back in Black".Cet album fût à la fois un aboutissement et une malédiction pour AC/DC car dès lors, tout ce qu'ils feraient serait mesuré et comparé à ce mètre étalon du rock, ce monument génial qui sert encore, dit-on, à régler l'acoustique de certains studios ! Vous avez dit " pression " ?

La pression, AC/DC s'en cogne le médiator... Depuis toujours. Ce qui nous amène à ce "Black Ice". La présence du petit mot magique ainsi que la pochette qui nous rappelle de bons souvenirs suffit déjà à déclencher un signal d'alarme! Le ton est donné, ça va saigner. Après avoir décliné l'ami Angus Young à toutes les sauces sur les différentes pochettes de leurs précédents albums, AC/DC recentre le débat et renoue avec la simplicité. Un logo, une couleur, à l'image de leurs deux plus grandes réussites post-Bon Scott, "Back in Black" et "The Razor's Edge". Le fait est que le petit dernier est à la hauteur de ses illustres aînés...

Martelés sur le site officiel du groupe depuis des mois, "Rock n' Roll Train" et "War Machine" avaient préparé le terrain (miné) pour les fans qui attendaient l'objet la bave aux lèvres : des riffs bruts, évidents qui sonnent comme autant de futurs classiques du groupe, des chœoeurs hargneux et le pied de l'auditeur qui tape sans discontinuer (toujours bon signe, ça). Première impression, le son des guitares est énorme, jamais elles n'ont sonné aussi bien ! La faute à Brendan O' Brien (ex- The Black Crowes) qui signe ici une production brutale et limpide. Et le reste alors ? Quinze titres en tout sur ce "Black Ice", faut tenir la distance....

Nos australiens auraient pu en enregistrer le double sans sourciller ! "Skies on Fire" rassure tout de suite sur l'état de la machine de guerre citée plus haut, Brian Johnson n'a plus hurlé comme ça depuis, au hasard, "Thunderstruck". Les hymnes potentiels sont nombreux, de "Anything Goes" à la mélodie imparable et universelle à "Rock n' Roll Dream" et son ambiance Stonienne, sans oublier "Wheels" ou encore "Black Ice" qui semblent taillés pour la scène... Très peu de déchet donc, et une perle inattendue : "Stormy May Day" où la voix de Brian Johnson caresse la perfection en descendant d'une octave et entoure subtilement la guitare d'Angus Young qui inaugure le slide pour l'occasion.

C'est officiel, AC/DC est de retour !

Gageons qu'ils seront nombreux parmi les prétendants au trône infernal à déraper sur cette "Black Ice" en essayant de piquer la place des aînés, toujours au top en 2009 ! It's a long way...

Dernière minute, votre serviteur ayant réussi à décrocher le précieux sésame pour le concert de Bercy du 27 février prochain, vous aurez droit à un compte rendu impitoyable dès le lendemain sur Actumusic ! Pensez-donc, deux concerts remplis en un petit peu plus d'un quart d'heure, ça sent pas l'évènement ça, hmm ? On y sera.
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