Chronique de l'album Chickenfoot

Par Scred | le 15/09/2009 | Les autres articles sur le Rock

Et mon culte, c'est du poulet?
Culte, c'est le mot qui définit le mieux le statut de Joe Satriani, guitariste virtuose entre tous et également mentor de nombre de gratteux modernes tels que Kirk Hammett (Metallica) ou Steve Vai.
Chronique de l'album Chickenfoot Il a tout fait dans sa carrière, des albums solos légendaires (" Surfing with the Alien ", " Flying in a blue dream "), des collaborations prestigieuses lors de tournées évènements (avec le G3 notamment) et même une participation au casting d'un des groupes les plus légendaires de la planète, Deep Purple.

Il ne lui manquait plus qu'une corde à son manche, un vrai groupe original dont il serait le soliste incontestable mais qui aurait une structure plus classique avec des vraies chansons et non plus des morceaux de bravoure instrumentaux. C'est donc chose faite avec Chickenfoot, groupe au nom improbable composé de Chad Smith à la batterie (Red Hot Chili Peppers), et des deux transfuges de Van Halen Michael Anthony et surtout Sammy Hagar, " the Red Rocker " himself !

Les grands esprits se rencontrent et quand il s'agit de musiciens du calibre de ces quatre là, on pouvait s'attendre au meilleur et ça n'a pas loupé !

Chickenfoot nous propose un hard rock fin seventies début eighties du meilleur goût et pas démodé une seconde contrairement à ce que l'on pourrait penser... Onze titres oscillant entre boogie nerveux (" Soap on a Rope ", " Turnin' left "), envolées héroïques entre Foreigner et Bad Company (" Sexy little thing ", " Runnin' out ") et moments d'apaisement (la sublime ballade " Learning to fall " qui nous renvoie aux plus grands classiques du genre) forment cet album hors du temps où l'on retrouve la patte du maestro Satriani à chaque seconde.

En effet, entre les solos organiques où l'on à presque l'impression de pouvoir toucher physiquement le son de la guitare tant il "parle" et les rythmiques compactes qui auraient pu figurer sur chacun des albums de Satch, on est comme chez soi ! On est même souvent surpris par l'arrivée de la voix de Sammy Hagar en lieu et place de la guitare de Satriani mais force est de constater que ça le fait... Et ces chœoeurs mmmh ? On a bien envie de tendre le poing et de crier les paroles, emportés qu'on est par une vague de plaisir simple et primaire comme seul le bon vieux hard FM peut en procurer à l'écoute de morceaux comme " Oh Yeah " ou " My kinda Girl ".

C'est bon d'avoir quinze ans à nouveau, de plus se prendre la tête avec ce qui est soi-disant " commercial-beuuurk " et de profiter de ces mélodies accrocheuses sans culpabiliser ! D'autant plus que pour le coup, on a un sacré alibi avec le casting de Chickenfoot (quel nom à la con, je ne m'y ferais pas !), le disque idéal pour patienter en attendant que la santé de mister Eddie Van Halen s'améliore et qu'on ait droit à un nouvel album du hollandais violent !

Rendez-vous à l'Olympia le 29 juin prochain en tous cas...
    Dîtes nous si vous avez aimé cet article.