Bruce Springsteen - "London Calling : Live in Hyde Park"

Par Scred | le 30/06/2010 | Les autres articles sur le Rock

Dancing in the Park
On le sait bien, si la musique de Bruce Springsteen nous refile immanquablement des frissons sur album, ce n’est rien en comparaison des émotions qu’il suscite en concert…
Bruce Springsteen - "London Calling : Live in Hyde Park" Son surnom du « Boss » vient de là, parce qu’il y a lui et le reste, tout là-bas loin derrière.

Ce DVD de trente titres en est une preuve supplémentaire, une vraie claque pleine de sueur et de larmes comme sait les administrer Springsteen, avec toute la générosité qui le caractérise, et en HD s’il vous plait ! En même temps, avec les yeux fermés ça marche aussi…

Chaque concert de Bruce Springsteen est unique, soucieux du bonheur de ses fans qui le suivent depuis plusieurs années (décennies ?), le Boss change de setlist régulièrement et les surprises sont toujours au rendez-vous, comme ce « London Calling » emprunté à The Clash qui ouvre le concert dans une version vampirisée par le chanteur du New Jersey, substituant ses vocalises déchirées à celles déjà bien abîmées à l’époque de Joe Strummer.

Le public fait entendre sa voix, une voix qui ne baissera pas d’intensité pendant toute la durée du concert offrant au groupe des chœurs enflammés et sincères sur des titres comme « Badlands », « Glory Days », « Dancing in the dark » ou encore le mythique « Born to run ». En parlant de « Born to run », ce n’est pas moins de quatre morceaux tiré de cet album culte qui seront joués ce soir-là en plus de la chanson titre, « Night », « She’s the one » et le sublime « Jungleland ».

Springsteen a soigneusement sélectionné les titres récents de son répertoire (« Outlaw Pete », « Radio Nowhere », « Working on a dream », « The Rising ») afin de ne pas lasser ses fans, surtout venus pour entendre les chansons qui ont construit sa légende. Comme « Johnny 99 » par exemple, obscur extrait de l’album « Nebraska » qui tient une place d’honneur dans le cœur des amateurs du Boss, ou encore « Rosalita (Come out tonight) » tiré de « The wild, the innocent & the E-Street shuffle », un titre qui date de 1973 tout de même !

Et puis il y a les reprises, nombreuses et variées, du « Trapped » de Jimmy Cliff complètement revisité au « Good lovin’ » des Rascals en passant par le rythm n’ blues d’Eddie Floyd avec « Raise your hand ».

On aurait envie de cela continue des heures, tant Bruce Springsteen semble rayonner de bonheur aux côtés de son groupe fétiche, un bonheur qui rebondit sur la foule pour revenir sur scène éclabousser des musiciens en état de grâce et envahir la voix du Boss qui n’a jamais si bien chanté.

Enfin si, il a toujours aussi bien chanté, ce genre de truc de journaliste ne marche pas avec lui !

Ecoutez donc la version de « The River » qui figurait sur l’album live « 1975/85 » et comparez là à celle de ce « London Calling » enregistrée à Glastonbury en 2009 (l’un des trop rares bonus du DVD), vous comprendrez ce que je veux dire…

Décidément, en ces temps de crise, c’est rassurant d’avoir un Boss qui tient la route.
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