Black Stone Cherry à La Maroquinerie - 02/03/2012

Par Scred | le 03/03/2012 | Les autres articles sur le Hard Rock

A l'ancienne
De concert en concert, patiemment, Black Stone Cherry se construit un public sous nos latitudes. Après avoir fait jeu égal avec The Answer il y a quelques années de cela et proprement volé le concert d’Alter Bridge au Zénith en novembre dernier, les voici enfin en tête d’affiche dans une Maroquinerie pleine comme un œuf, au public hétéroclite comme en témoigne la très grande variété de T-Shirts se pressant devant la scène…
Black Stone Cherry à La Maroquinerie - 02/03/2012 Car en effet, fédérer les fans de Dream Theater comme ceux de Down ou Slayer, ce n’est pas donné à tout le monde ! Il faut dire que Black Stone Cherry possède un atout de poids en la personne de Chris Robertson, chanteur et guitariste soliste du groupe qui, outre un style brillant lorsqu’il s’agit de faire parler ses six cordes, possède une voix puissante où le blues télescope le rock sans protège dents qui n’est pas sans évoquer celle d’un autre Chris, l’ami Robinson, figure de proue des Black Crowes.

Les autres membres du gang du Kentucky ne sont pas en reste (notamment le batteur John Fred Young) mais c’est bien Robertson qui monopolise l’attention, colosse au visage poupin qui met tout le monde d’accord dès les premières notes de « Change », un morceau caractéristique du style des Black Stone Cherry, à la fois agressif avec au menu des guitares saturées bien en avant et un refrain fédérateur, sans oublier les breaks assassins qui donnent envie de se décrocher la tête des épaules.

Ce sur quoi tout le monde s’accordera également, c’est la piètre qualité du son de La Maroquinerie, une bouillie musicale où les guitares vampirisaient tout le reste si l’on n’avait pas pris la précaution de se munir de bouchons pour les oreilles. Cette salle mériterait décidément un ingénieur du son digne de ce nom ou quelques travaux pour améliorer l’acoustique car on joue vraiment à la loterie avec le confort d’écoute chaque fois que l’on y assiste à un concert… Passons.

Cela ne semble pas gêner le public en tous cas, venu pour faire la fête sur les titres du dernier album du groupe, les « Killing Floor », « White Trash Millionaire » ou encore « Blame It On The Boom Boom », chansons reprises en chœur par la foule qui connaît les paroles par cœur pour le plus grand plaisir des Black Stone Cherry qui n’hésitent pas à laisser faire, tout heureux qu’ils sont de constater que la barrière de la langue n’a que peu d’importance en France, contrairement à la légende.

Mais c’est bien les anciens titres du groupe qui recueillent le plus d’enthousiasme de la part des fans, de « Blind Man » à « Rain Wizard » en passant par « Maybe Someday » et une version bluesy à moitié improvisée de « Soulcreek » sans oublier l’excellent « Lonely Train » qui clôt traditionnellement les concerts de Black Stone Cherry avec son riff imparable déclenchant immanquablement un pogo général histoire de finir en beauté.

Les quelques ralentissements de tempo tels que « Like I Roll » ou encore « In My Blood » ne feront rien à l’affaire, ce soir les Black Stone Cherry étaient venus pour en découdre à l’ancienne et c’est exactement ce qu’ils ont fait malgré un set de relative courte durée, amputé d’un rappel qui aurait été le bienvenu. Ils ont en tous cas confirmé tout le bien que l’on pensait d’eux et affirmé leur statut de groupe de scène qui mériterait désormais des salles plus grandes avec une sonorisation correcte pour accueillir leurs fans de plus en plus nombreux…
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