Black Label Society - "Order of the Black"

Par Scred | le 17/08/2010 | Les autres articles sur le Hard Rock

Wylde Thing
Amis du stoner, il est temps de lâcher ce narguilé qui mériterait bien d’être nettoyé et de ressortir vos couleurs, Black Label Society revient (encore ?) nous délivrer ses riffs plombés avec un Zakk Wylde en très grande forme.
Black Label Society - "Order of the Black" Certes, il n’est pas tellement question d’originalité sur cet « Order of the Black », puisque dès le titre d’ouverture « Crazy Horse », on retrouve le son caractéristique de l’ancien guitariste d’Ozzy Osbourne ainsi que sa voix qui se rapproche de plus en plus de celle du Madman… Mais bon, c’est direct et efficace comme une rasade de Black Label justement alors pourquoi bouder son plaisir ?

D’autant plus que la suite réserve malgré tout quelques surprises, notamment l’étonnante similitude de certains titres avec la musique d’un groupe aujourd’hui entre deux eaux, à savoir Alice in Chains. De « Overlord » à « Riders of the Damned » en passant par « Southern Dissolution » (qui évoque furieusement un mélange entre « Them Bones » et « Rain when I die »), on retrouve l’ambiance trouble du groupe de Seattle tant dans les mélodies hypnotiques que dans la voix de Zakk Wylde qui, pour le coup, ressuscite presque le regretté Layne Staley.

Bien entendu, un album de Black Label Society ne serait pas complet sans quelques pirouettes techniques de la part de Wylde qui s’amuse à enclencher la pédale d’accélération sur des titres comme « Black Sunday » avec une intro épileptique suivie d’un riff bien saignant soutenu par un solo à faire pâlir d’envie Eddie Van Halen, ou encore « Parade of the Dead », le morceau le plus heavy de l’album.

Par contre, j’ai bien conscience que l’homme est impressionnant physiquement tout autant que par l’importance de sa carrière, mais il faudra tout de même que quelqu’un lui dise un jour que les ballades au piano ce n’est pas son truc… Que ce soit « Darkest Days », l’écoeurant « Shallow Grave », « January » ou même ce « Time waits for no one » digne d’un Elton John en manque d’inspiration, on aurait parfaitement pu se passer de tant de guimauve sur cet album qui, s’il n’avait compté que dix titres au lieu de quatorze, aurait été fort honnête.

En revanche, la reprise de « Can’t find my way home » (Blind Faith) qui clôt l’album, même si elle n’arrive pas à la cheville de l’originale, apporte une jolie touche de douceur agrémentée d’un solo étourdissant qui contraste admirablement avec la délicatesse du morceau.

« Order of the Black » est donc un album inégal, où Zakk Wylde a tout de même le mérite d’exprimer l’étendue de son talent au travers d’une grande variété de styles sans forcément changer la face du monde du rock n’ roll. En même temps, on ne lui en demande pas tant…
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