Black Label Society - "Catacombs Of The Black Vatican"

Par Scred | le 21/04/2014 | Les autres articles sur le Hard Rock

Born To Be Wylde
Quatre ans sans nouvelles (ou presque) de Black Label Society, une compilation de raretés et un live mis à part, on commençait à se demander si l’ami Zakk Wylde avait perdu son mojo ! La réponse est évidemment non, le bonhomme était juste occupé à restructurer son effectif, nouveau guitariste, nouveau batteur et une ambition déclarée, faire bouffer de la poussière et des moustiques à ses fans !
Black Label Society - "Catacombs Of The Black Vatican" Et dès le titre d’ouverture, « Fields Of Unforgiveness », on ne peut que s’incliner devant le résultat… C’est lourd, inexorable, dégoulinant de blues et électrique comme jamais, la voix de Zakk Wylde évoque de plus en plus la mémoire du défunt Layne Staley (Alice In Chains) tout en conservant les stigmates d’un séjour prolongé en compagnie du père Ozzy, sans parler du solo qui vient vous faire dresser les poils ! « So you think that it’s over, so you think that it’s done ? » nous demande le grand chef, pardon d’avoir douté.

« My Dying Time », premier single extrait de l’album, vient renforcer cette impression de puissance, on est pas là pour rigoler, la guitare se fait de plus en plus organique, soutenue par un riff aux frontières du trash, avant de revenir hanter les terres Stoner sur « Believe ». On remarque au passage l’excellent boulot du petit nouveau Chad Szeliga derrière les fûts, assurant une rythmique en béton armé sans pour autant en rajouter des tonnes.

« Angel Of Mercy » vient ralentir le tempo un court instant d’une manière élégante dans la plus pure tradition des ballades made in Black Label Society, un esprit country music doublé d’une intensité qui sent bon l’authenticité (et qui se ressent encore plus sur « Scars », gratifiée d’un solo aussi simple que désarmant). Prenez en de la graine la concurrence !

Mais bon, ces petites accalmies mises de côté, on reste dans du heavy, avec cette impression persistante d’avoir un mastodonte mal luné qui s’amuse à vous piétiner les tympans (« Beyond The Down », « Damn The Flood », « I’ve Gone Away »), ou à vous déchiqueter de ses défenses au moyens de solos assassins jaillissants de nulle part au détour d’un couplet.

A ce petit jeu là, « Heart Of Darkness » réalise un parfait travail de sape, dernier vestige de l’héritage du Prince du même nom, le morceau résume à lui seule l’évolution du groupe de Zakk Wylde et les beaux jours qu’il a encore devant lui, mêlant à la perfection les influences d’un heavy metal anglais classique et du Stoner américain, la patte Black Label Society en somme !

Au final, « Catacombs Of The Black Vatican », malgré un titre un brin théâtral qui ne reflète pas vraiment son contenu (mais on connaît Zakk Wylde pour son côté, comment dire, excentrique ?) tient toutes ses promesses et relève le niveau du précédent opus (« Order Of The Black » - 2010) trop mièvre et inégal à mon goût pour revenir sur des terres arides un peu plus solides. On ne peut que s’en féliciter.
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