Ecrit par Scred | 11/10/2011 |
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Hart of Gold
I wish they all could be california girls... chantait Brian Wilson avec les Beach Boys et comme il avait raison. En prenant connaissance de l’horaire de ma rencontre avec Beth Hart, la nouvelle égérie de Joe Bonamassa, j’avais légèrement grimacé. 18h00, fin de journée forcément chargée pour la demoiselle en pleine promotion de l’album « Don’t Explain », il y avait de grandes chances qu’elle soit légèrement épuisée et pas forcément loquace… C’était mal connaître la californienne qui me choppe par une aile avec un large sourire en me demandant si je fume et si on ne peut pas se faire une petite cigarette avant de rentrer dans le vif du sujet ! Et quoi de mieux qu’une pause clope pour faire connaissance… Nous parlons de tout et de rien comme de vieux copains, elle peste sur un journaliste qui l’a un peu secouée un peu plus tôt dans la journée, de Slash aussi et elle se marre en apprenant ma mésaventure avec le guitariste au Gibus qui ne m’avait quasiment pas décroché un mot pendant notre interview. « Moi aussi », me dit-elle, « j’avais l’impression qu’il me détestait, il ne disait rien en studio ! Il est juste très timide… » . Beth Hart est comme ça, entière, joyeuse, aimant la vie qui ne lui a pourtant pas toujours fait de cadeaux. Elle en parle d’ailleurs très librement, à la manière californienne, sans le moindre tabou. Et ça fait du bien.