Biographie The Beatles - les années psychédéliques

Par Scred | le 15/09/2009 | Les autres articles sur le Rock | Soyez le 1er à réagir sur cet article
Les années LSD
En 1965, Lennon et Harrison font l'expérience de l'acide (LSD) une drogue hallucinogène qui va profondément bouleverser leur vision de la musique et le contenu de leurs textes.
Biographie The Beatles - les années psychédéliques Forts de leur succès désormais acquis, les Beatles peuvent se permettre toutes les expérimentations et mettent à profit les progrès de la technique en matière d'enregistrement en studio. Le résultat sera "Rubber Soul", en décembre 1965.

Cet album regorge d'innovations, tant dans la composition des morceaux qui deviennent plus complexes et moins futiles que dans le choix des arrangements et des instruments utilisés. George Harrison utilise un sitar pour la première fois sur "Norwegian Wood" et c'est un piano qui sert de trame principale à "Drive my Car"...

On trouve également sur cet album les chansons "Girl", une douce ballade emprunte d'ironie, "Nowhere Man" et ses textes surréalistes, "In my life" (première chanson réellement introspective de John) ou encore "You won't see me" ou "I'm looking through you", des chansons de Paul qui sous des dehors d'histoires d'amour toutes simples sont prétextes à inventer des gimmicks étonnants (notamment le duel orgue/guitare électrique saturée sur " I'm looking... ")

En pleine fièvre créatrice, les Beatles sortent le même jour que Rubber Soul un single inédit, "Day Tripper/We can work it out", entre rock intraitable et pop ultime (l'intro de "Day Tripper" reste l'un des chefs d'œoeuvres du genre...).

Le petit frère de "Rubber Soul" sort en août 1966, se nomme "Revolver" et va changer la face du monde, sans exagération. Piqués au vif par la sortie du "Pet Sounds" des Beach Boys (que les Beatles considèrent comme leur plus grands rivaux), ils signent le disque parfait. Illustré par une pochette mythique de Klaus Voorman, il ne contient que des perles rares...

George Harrison utilise son sitar d'une manière inédite et révolutionnaire sur "Love you to" et surtout "Tomorrow Never Knows" (morceau d'une richesse incroyable, truffé de sons étranges distillés sur un rythme non linéaire étourdissant). Paul Mc Cartney laisse s'exprimer son génie de la mélodie sur "Here,There and Everywhere", "For No One" et bien sûr "Eleanor Rigby".

John Lennon n'est pas en reste avec "She said She said" (où Ringo Starr effectue une performance remarquable à la batterie), "I'm only sleeping" ou encore "Doctor Roberts". George Harrison quant à lui règle ses comptes avec le percepteur dans "Taxman". Enfin, sur une idée de Paul, Ringo chante "Yellow Submarine" qui deviendra l'un des titres les plus populaires des Beatles.
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