Biographie Metallica: Un divan et une sainte colère

Par Scred | le 15/09/2009 | Les autres articles sur le Métal | Soyez le 1er à réagir sur cet article
Metallica doute mais ne se rend pas
Commence alors une période de doute et de remise en question pour Metallica qui mettra trois ans, de 2001 à 2003, pour enregistrer un nouvel album, "St Anger".
Biographie Metallica:  Un divan et une sainte colère Cette descente aux enfers est documentée sur le film incroyable et pathétique "Some Kind of Monster" où l'on voit Metallica faire appel à un psy pour régler leurs problèmes relationnels, notamment James Hetfield aux prises avec une addiction à l'alcool qu'il traitera une année durant en cure de désintoxication. La créativité semble avoir quitté le groupe qui a beaucoup de mal à composer de nouveaux titres valables...

De cette souffrance sortira "St Anger", album ultra-violent au son très différent dû à un accordage plus grave des guitares, à l'absence totale des solos de Kirk Hamett et à une caisse claire "Piccolo" à la résonnance très particulière. De l'avis même de Hamett, cet album est "daté" dès sa sortie car il se veut influencé par le "Nu Metal", genre triomphant à cette époque. On aime ou pas, personne ne peut toutefois contester l'énorme travail de Metallica pour se renouveler.

Bob Rock joue de la basse sur tout l'album, le nouveau bassiste Roberto Trujillo (ex-Suicidal Tendencies/ Infectious Grooves/Ozzy Osbourne) n'ayant été engagé qu'après l'enregistrement. A l'occasion de la sortie du disque, les fans français ont eu l'immense privilège de pouvoir assister à trois concerts du groupe à Paris le même jour, dans des petits clubs (La Boule Noire, le Bataclan et le Trabendo). Certains morceaux issus de ces concerts se trouvent sur les maxis "The Unnamed Feeling" et " Some Kind of Monster".

Beaucoup d'attentes entouraient le prochain album de Metallica. Bob Rock ayant été remercié au profit de Rick Rubin (qui a produit des artistes aussi variés que Slayer, Johnny Cash, System Of a Down, ou les Beastie Boys). "Death Magnetic" qui sort en 2008 rassure tout de suite, s'imposant comme la suite logique d'"And Justice for all". Metallica renoue avec des titres longs et complexes, plus rapides que jamais, du trash " à l'ancienne " qui ravit les fans de la première heure. Le titre "The Day that never comes", premier single extrait, est un mélange de fureur et de subtilité qui annonce un futur serein pour Metallica, le reste de l'album étant dans la même veine, avec des solos inspirés, des breaks dans tous les sens et un James Hetfield au top de sa voix. On n'a pas finir de faire trembler les murs décidément...
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