Avatar - La Flèche d'or - 24/11/2014

Par Finnlord | le 27/12/2014 | Les autres articles sur le Métal

Do you really hate Clowns?
Quand il s'agit de clowns, on ne peut s’empêcher de penser « I hate clowns » phrase envoyée au Capitaine Spaulding dans l’introduction du film « House of 1000 corpses » réalisé par Rob Zombie. Pourtant depuis la sortie de l’album Black Waltz en 2012, Avatar ne cesse de réconcilier tous les traumatisés du « Ça » de Stephen King avec ces personnages aussi drôles qu'inquiétants. Venus à Paris le 20 novembre 2013, soit un an avant presque jour pour jour, en première partie d’Avenged Sevenfold et Five Finger Death Punch, le groupe héritier du death metal mélodique « made in Gotënburg » avait déjà fait ses preuves déterminé à progressivement conquérir le public français. S'en est suivi un passage express en avril 2014 au Covent Garden, en région parisienne. Avec la sortie de l’album Hail The Apocalypse, en début d’année 2014, et de nombreuses dates plus tard, Avatar revient accompagné d’un plateau inspirant la bonne humeur. C'est à la Flèche d'Or que les groupes se produisent ce soir, salle aux espaces accueillants et bien pensés, restant à échelle humaine (pas plus de 250 personnes) et dotée d'un son de très bonne facture.

Et c’est Killus qui ouvre le bal. On découvre ce groupe atypique, formé d’espagnols maquillés et habillés comme pour se rendre à une Zombie Walk. Déchaînés et communicatifs, le groupe captive par leur sérieux tout comme leur bonne humeur. Entre eux l’ambiance est survoltée, les gars font preuve d'une communication festive sur scène, des « private jokes » en plein solo aux langues tirées face au public. Dans la salle, l’ambiance devient vite bon enfant. On n’a en somme pas réellement l’impression d’assister à une simple première partie, présente pour faire patienter voir meubler l'espace sonore , mais bien à un groupe de plus grande envergure qui mériterait une place plus haute sur l'affiche. On profitera d’ailleurs plus tard dans la soirée de leurs danses pittoresques face à leur stand de merchandising. Une vraie bande de joyeux lurons!

The Defiled prennent le relais. Leur dernier opus, Daggers, est plutôt difficile d'accès. Il faut toutefois reconnaître au groupe une esthétique et un son qui justifie sa place sur ce plateau. Le tube de l’album, clip à l'appui, « As I Drown » contient de trop nombreuses voix claires et se place idéalement en introduction de leur set. Malheureusement très vite des problèmes techniques empêchent littéralement le groupe de réaliser une prestation correcte en ce second set, échouant dès le départ à conquérir un public plutôt ouvert. On notera cependant que le claviériste surnommé « The Avd » est surement l’un des plus communicatifs qu’il nous a été donné de voir sur scène. Sa présence est sans conteste le point fort de leur show. En somme, un groupe qui finalement suscite l'intérêt, mais qui à force de se laisser envahir par ses influences et utiliser la voix claires à déraison n’a pas réussi à montrer ni à faire ressentir son identité musicale. Leur prestation se termine et il semble temps de récupérer les âmes partis s’égarer après le concert de Killus.

« Avatar Avatar Avatar » scandent les metalheads face à la scène. Le groupe prend place sur une arrivée magistralement chorégraphiée malgré l'espace plutôt confiné qui leur est proposé ce soir là. La setlist commence par « Hail The Apocalypse », l'hymne de cette tournée qui annone la couleur de l’heure qui nous attend en leur compagnie. Dès les premières notes, le public s’amasse et se presse face aux artistes. Le clown et son orchestre de cirque sont enjoués, proche de leur public, le format de la salle leur permettant de profiter davantage de cette proximité avec leurs fans.
Le deuxième titre enfonce littéralement le clou, ou plutôt le baril d’essence, avec le titre Let it Burn, tiré de leur précédent album… Quelle folie ! : le public scande les refrains. Johannes, frontman déjanté, n’hésite pas à tendre son micro face aux metalheads pour que ces derniers s’égosillent à tenter de chanter les textes. En véritable maître de cérémonie, il dirige les fans à l’aide de sa cane ornée d'une tête de mort dont il use comme un sceptre. L’ensemble de la setlist qui suivra sera un best of des deux derniers albums. Des morceaux tels que "Vultures Fly", "Ready For The Ride", "Torn Apart", "Murderer", et le tente attendu "Smells Like a Freakshow". Seul regret peut être, l'absence de titres de l’époque de leur album éponyme de 2009 (avec des titres sublimes comme Queen of blades… ). Le titre Black Waltz sera égalment occulté de la setlist bien qu’il ait marqué un tournant dans la vie du groupe et indéniablement participé à leur renommée actuelle. Peut être se sont-ils lassés de jouer ces morceaux sans cesse réclamés? Néanmoins, le groupe livre une setlist de rêve pour tous ceux qui auront découvert le groupe au moment de l'album Black Waltz.

En partenariat avec Throne of Thanatos


Photos
© P.Cremin - www.blackstage-photography.com
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