Airbourne au Trabendo – Festival  « Bring the Noise » le 18/12/10

Par Scred | le 20/12/2010 | Les autres articles sur le Hard Rock

Bring the fun !
Troisième chronique d’un concert d'Airbourne en un an, il faut le faire ! Il faut l'écrire surtout, en essayant de ne pas se répéter... Pas évident ! Cependant, le concert de ce soir présentait une particularité intéressante qui le différenciait nettement des deux précédents. Après le Zénith et le Hellfest, deux spectacles à grande échelle, Airbourne jouait au Trabendo, un lieu à taille humaine où les rockeurs australiens pouvaient enfin retrouver le contact qu'ils aiment tant avec le public. Ce qui d'ailleurs ne fût pas chose simple, nous y reviendrons…
Airbourne au Trabendo – Festival  « Bring the Noise » le 18/12/10 Remercions avant tout Ouï FM, la radio rock, qui avait eu la bonne idée d’inviter Airbourne en tête d’affiche de son festival « Bring the Noise », un festival gratuit dont les places se gagnaient sur internet ou en écoutant la radio, ce qui eût pour conséquence de réunir dans la salle un public clairsemé mais néanmoins motivé ! Public qui s’est réchauffé comme il pouvait avec deux groupes français, Headcharger et Die On Monday...

Des premiers je ne dirais rien car je n’avais pas encore atteint la salle au moment de leur entrée en scène, Die On Monday par contre m’ont laissé un sentiment mitigé. Pratiquant un rock à tendance grunge, le genre « Kurt Cobain est mort et je l'ai pas encore digéré », le groupe dont les membres sont issus de formations aussi diverses qu'Aqme ou encore Enhancer peinent à attirer l’attention tant l'originalité de leur musique manque à l’appel… Pas grave, on n'est pas là pour ça.

En effet, on est venu pour faire la fête avec nos kangourous préférés depuis qu’AC/DC a dépassé la soixantaine et le gang de Joel O'Keeffe est fidèle à sa réputation en débarquant sur scène dans un déluge de décibels ! Ouvrant le feu avec « Raise the Flag », Airbourne déroule son rock n' roll basique comme à son habitude, pied au plancher, dans l’esprit d'éclate totale qui les caractérise si bien ! Ce n’est pas si souvent que l'on peut observer un tel bonheur sur le visage de musiciens en pleine action et c'est sacrément communicatif !

Alternant titres récents (« Chewin' the fat », « Bottom of the Well », « Blonde bad and beautiful ») et morceaux déjà classiques tirés de leur premier album (« Hellfire », « Too much, too young, too fast », « Diamond in the rough »), Airbourne dynamite son répertoire sans oublier d'y glisser ses fameux gimmicks tels que la descente cul sec d’une bouteille de vin pendant « Cheap wine and cheaper women », l’explosion de canettes de bières avec la tête (canettes généreusement offertes au public dans la foulée) et le petit tour dans la foule pendant le solo de « Girls in black ».

On a même droit à quelques raretés, tel ce « Ready to rock » tiré du premier EP du groupe paru en 2004 ou encore « Back on the bottle » dédicacé au public français, deux morceaux de bravoure qui enflamment les fans, des fans cependant coupés dans leur élan par une paire de videurs inutilement violents qui n'ont manifestement pas compris le principe d'un concert de rock n' roll... En même temps, demander à des racailles de faire leur boulot dans le respect de la personne humaine, c’est légèrement utopique. Passons...

Ces débordements n’empêcheront pas Airbourne d'asséner leur rappel avec la même énergie qu'au début de la soirée, n'en déplaise aux deux gorilles décérébrés présents devant la scène, en enchaînant les fameux « Running Wild » et « Stand up for rock n' roll », deux titres qui nous regonfleront à bloc pour affronter le froid et la neige qui nous attendent à la sortie du concert en attendant le prochain passage des remuants australiens dans notre belle ville, une ville où selon leurs propres mots ils se sentent comme chez eux...

Merci les gars, c’est à nous que ça fait plaisir !
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