Airbourne - Runnin' Wild

Par Scred | le 15/09/2009 | Les autres articles sur le Hard Rock

Décollage (de tympans) immédiat
Enfin ! On avait failli attendre... Voici le disque qui va nous permettre de nous assumer à nouveau pleinement, nous autres amateurs d'un hard rock velu et couillu !
Airbourne - Runnin' Wild On va pouvoir ressortir les vestes en jean couvertes de patchs, les futals moulants et se laisser pousser les cheveux sans complexes !!! On croyait les années 90 mortes et enterrées par les rappeurs, les punks avaient trahis en se reconvertissant à la techno et notre petite tribu de hardos restait confinées dans ses souvenirs de gloire passée...

et puis, et puis...

Et puis, venus d'Australie comme leurs grands frères d'AC/DC, voici qu'Airbourne vient remettre les pendules à l'heure avec un album à la pochette hallucinante tant elle semble anachronique ! On y voit les membres du groupe, chevelus et poilus, s'évader d'une prison aux miradors menaçants avec sur le visage toute la hargne qu'il convient d'afficher lorsqu'on joue du rock qui tache, le tout sous un logo rendant un hommage à peine voilé à celui de Metallica...

Une pochette qui nous rappelle celle du premier album de Skid Row sorti à la fin des années 80 et dont la voix du chanteur n'est pas sans évoquer celle du présent hurleur d'Airbourne. Avant même de poser le disque sur la platine, c'est déjà un voyage dans le temps (béni) !

Et la musique dans tout ça, mmh? Ben faut accrocher sa ceinture au décollage, tant tellement qu'ils portent bien leur nom nos méchants garçons ! Onze titres de pur bonheur rock n' roll comme on en rêvait depuis (au moins) l'excellent "Stiff upper lipp" d'AC/DC il y'a bientôt huit ans ! La référence n'est pas innocente d'ailleurs, le son des deux groupes étant assez proche, question de proximité géographique sans doute. La durée moyenne d'une chanson d'Airbourne affiche trois minutes à l'altimètre, c'est du pur concentré d'énergie teigneuse, du genre de celle qui fait taper du pied frénétiquement sans s'en rendre compte !

On ouvre le bal avec un titre emblématique, "Stand up for Rock n' roll" qui à lui seul nous explique clairement ce qui nous attend... Intro démentielle, riff en acier trempé et un message limpide pour tous les auditeurs qui parle de la fierté d'appartenir à notre église qui préconise le cuir comme tenue d'apparat... OoOooh c'est bon, c'est BON ! Suit le morceau qui donne son titre à l'album, "Running Wild", également le premier single extrait du chef d'oeuvre, et le tempo ne ralentit pas une seconde ! Un gentil brûlot où le chanteur explique à sa dulcinée que rien ne sert de pleurer des rivières, il se barre sans un regard en arrière en laissant dans son sillage une traînée de poudre, pour une fois que ça se passe comme ça...

"Too much, too young, too fast" enchaîne, le genre de truc qu'on pourrait se tatouer sur le biceps un soir de prise de conscience éthylique et qui ressemble à une profession de foi... Le rythme est soutenu, on transpire à grosses gouttes et on a juste envie d'enfourcher une moto pour aller se planter contre un mur, pour la beauté du geste... Mais bon, ce serait dommage, l'album est pas fini.

Bon, tout est bon comme dans le cochon dans ce disque donc c'est pas la peine de tout citer, car même la lecture des titres des chansons vaut son pesant de clous argentés. Citons tout de même "Fat City" et son riff imparable, l'excellentissime "What's eatin' you" qui peut servir de punition à tous les voisins envahissants du samedi soir lorsqu'on le passe un dimanche matin à fond les ballons, l'énorme "Cheap wine and cheaper women" ("Du vin bon marché et des filles encore plus...") où tout est dit et l'ébouriffant "Hellfire" qui clôt ce disque inattendu et pourtant espéré depuis des lustres.

Donc enfin ça y est, fini le néo-métal mal dans son baggy, exit le hard rock glauque et technoidé à la sauce Rammstein, on revient aux valeurs sûres, à la bière et aux cheveux gras et on peut fièrement brandir son poing en formant le signe de la Bête pour rendre hommage à nos nouveaux chevaliers du rock avec du poil autour !!!

Merci les gars, j'avoue que je commençais à ne plus y croire. Si seulement ça pouvait donner des idées aux petits jeunes...
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