Airbourne - "No guts no glory"

Par Scred | le 15/02/2010 | Les autres articles sur le Hard Rock

The Airbourne Supremacy
Voilà une année qui commence bien !
Airbourne - "No guts no glory" A peine deux ans après la sortie de leur fabuleux et déjà culte « Running Wild », Airbourne nous revient avec un album au titre sans ambiguité, « No guts no glory » ! On se demande même quand ils ont trouvé le temps de l’enregistrer tant ces deux années ont été bien remplies, surtout pour un groupe aussi jeune. Pensez-donc, un premier véritable album qui a mis tout le monde à genoux, une tournée mondiale sold out, un clip en compagnie de Lemmy Kilmister soi-même, j’en connais un paquet qui auraient eu la grosse tête...

Airbourne ne se pose pas tant de questions. La pochette de l’album le prouve d’ailleurs d’une manière plus que claire, on est là pour s’éclater ! Construite comme une affiche de film hollywoodien (Indiana Jones au hasard...), elle est tellement kitsch et mégalo qu’on ne peut pas penser une seconde que ces mecs se prennent au sérieux ! De la blonde pulpeuse recouverte de dollars et de shots jusqu’à Lemmy (encore lui) au volant d’un camion lancé à la poursuite d’une tornade blanche, le tableau est tout simplement délirant !

Pour le reste, Airbourne ne fait pas dans la dentelle et nous emmène encore un peu plus loin dans son travail de remise au goût du jour du bon vieux hard rock des familles à tendance AC/DC. Sauf que cette fois-ci, le groupe se penche plutôt sur la première partie de la carrière de la bande à Angus Young, avec des riffs qui fleurent bon les « High Voltage » et autres « Let there be rock ». Un titre comme « Chewing the fat » fait immédiatement penser à « Dog eat dog » quand « It ain't over til it’s over » nous revoie à « Beatin' around the bush » sans la moindre hésitation.

Le truc, c’est que si AC/DC pouvait encore nous offrir une musique aussi fraîche et nerveuse, nous serions tous au paradis ! Loin de moi l’idée de dénigrer la légende, mais il faut reconnaître qu’Airbourne, tout en pratiquant un rock calqué au solo près sur le modèle de leurs idoles réussit l’exploit de nous donner à ronger un os infiniment meilleur que n’importe lequel des derniers albums d’AC/DC depuis, soyons généreux, « The Razor’s Edge ».

Sur « No guts, no glory », Airbourne nous propose donc des morceaux tantôt rapides et entraînants (« Born to kill », « Armed and Dangerous », « Get busy livin' »), tantôt très rapides et très entraînants (« Raise the flag », « It ain’t over til it’s over », « Back on the bottle »), tantôt les deux à la fois ! Les thèmes restent fidèles à leur éthique personnelle, du sexe (« Blonde, bad and beautiful »), de la picole et du rock n’ roll (« No way but the hard way »). Simplissime comme recette, certes, mais on a encore rien trouvé de mieux qu’une ligne droite, fût-elle blanche, pour aller d’un point à un autre !

Du coup, on tape du pied avec bonheur en oubliant les similitudes pourtant criantes et on bannit de son vocabulaire le mot « plagiat » !

En treize petites bombes, Airbourne nous livre une partition quasi parfaite sans rien inventer de bien nouveau par rapport à leur précédent opus mais qu’importe ? On a bien reproché à d’autres australiens de toujours enregistrer le même album...

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