AC/DC - "Backtracks" Boxset

Par Scred | le 28/10/2009 | Les autres articles sur le Hard Rock

It got the Jack
Salut les mômes ! Mon blaze c’est Raff et j’suis roadie pour AC/DC depuis 1975, un sacré bail pas vrai ?
AC/DC - "Backtracks" Boxset Bientôt trente cinq piges que je marne pour eux alors vous pensez si je les connais par coeur... C’est moi qui change les cordes des frères Young et qui m’occupe de leurs amplis depuis le début, alors quand Angus est venu me trouver l’autre jour pour me demander de préparer 50 000 répliques de son ampli fétiche à destination des fans, j’ai dit « pas de problème mec » !

Je l’ai tellement trimbalé cet ampli que je pourrais le réassembler les yeux bandés s’il le fallait, c’est le même que les boys utilisaient au moment d’enregistrer leur premier album, « TNT » en 1975, au graffiti près. Du coup, comme ça me laissait un peu de temps libre, je l’ai rempli jusqu’aux transistors de tout ce que je pouvais trouver comme souvenirs de chacune des époques d’AC/DC dont je me souvenais.

Sur le premier CD, je vous ai mis les morceaux rares se trouvant sur les pressages australiens des premiers albums du groupe (« Stick Around », le précurseur « Love Song », « RIP (Rock in Peace) » et l’étonnant « Fling Thing », une réminiscence des origines écossaises des Young et de Bon Scott qu’on appellera plus tard « Bonny »), des versions primitives de quelques classiques (« High Voltage », « It’s a long way to the top »), des morceaux rares (« Crabsody in blue », originalement sur « Let there be rock » ou encore « Cold Hearted Man » qui ne figure que sur certaines versions de « Powerage ») et des faces B de la période Brian Johnson telles que « Down on the Borderline » ou « Cyberspace ». J’ai appellé ce CD, « Studio Rarities » car ce n’est pas autre chose, des raretés, rien d’inédit là-dedans.

Comme ça m’a pas pris trop longtemps, j’ai enchainé avec mes archives de concert...

Deux CD que je vous en ai mis ! Les quatre premières chansons sont chantées par mon vieux pote Bon Scott, enregistrées à Sydney, Glasgow et à l’Hammersmith Odeon de Londres, ses trois patelins préférés quoi... J’en ai pas mis plus, rapport que ça ferait doublon avec le coffret « Bonfire » sorti y’a un petit moment déjà. Les vingt cinq autres titres couvrent la période post « Back in Black » et ont déjà toutes fait l’objet d’une sortie en face B d’un single ou d’un EP entre 1981 et 2000.

Pratique quand on a pas choppé ces trucs là à l’époque ou qu’on était trop jeune mmh ? Merci qui ?

C’est assez génial de les écouter à la suite d’ailleurs, on entend la voix de Brian Johnson évoluer d’un hurlement barbare à la gouaille rocailleuse qu’on lui connait de nos jours. Et puis ça nous donne l’occasion d’entendre certains morceaux qui se font rares en live depuis quelques années, comme « Rock n’ Roll ain’t noise pollution », « Guns for hire », « This house is on fire » ou encore le génial « Jailbreak » enregistré à Dallas en 1985 qui enterre sa version de 1991 à Donington Park.

En parlant de ce fameux concert des Monsters of Rock de Castle Donington, vous en retrouverez six titres également, dont « Hell ain’t a bad place to be » et « Hell’s Bells ». La même année, on s’était envolés pour Moscou histoire de fêter la chute du rideau de fer en abreuvant les popovs de métal occidental, je sais c’est paradoxal mais c’est comme ça !

En souvenir de ce grand jour, « Highway to Hell », « Back in Black » et « For those about to rock » feront office de polaroïds. Le reste consiste en extraits du live « No Bull » de Madrid en 1996 et d’un petit « Safe in New York City » enregistré en 2000 à Phoenix, Arizona.

Pour faire bonne mesure, je vous ai préparé deux DVD en plus histoire de joindre l’image au son. D’un côté les clips encore inédits sur ce support, la suite de la compilation « Family Jewels » et de l’autre le concert de rêve du Circus Krone de Munich en 2003 où AC/DC s’est amusé à ressortir du placard des titres comme « Rock n’ roll Damnation », « What’s next to the moon » ou « If you want blood (you’ve got it ) » mélangés à leurs hits atomiques « Thunderstruck », « Hard as a rock » et « Stiff upper lip ».

Ouais, sacrée bonne soirée...

Mais attends, c’est pas fini ! Il restait de la place dans le machin, alors j’y ai rajouté un album photo complet de 164 pages, un vinyl de douze titres reprenant les raretés du premier CD et une collection de petits souvenirs perso qui traînaient du style stickers, flyers, badges et même une reproduction d’un des tatouages de Bon !

Avec tout ça, vous voudriez pas qu’il fonctionne en plus l’ampli ?

Bien tiens, vous me prenez pour un bleu ou quoi ? Bien sûr qu’il fonctionne l’ampli ! Reglé sur saturation par mes soins, y’a plus qu’à brancher la SG et à faire cracher le Watt ! Bah oui, il ne fait que 1W, faut pouvoir l’envoyer par la poste quand même. Alors bien sûr, vous vous dites que je vous chambre depuis le début, un roadie pareil ça n’existe pas, on le connaîtrait... Dites vous bien une chose, un bon roadie se doit de rendre son groupe cool et si vous ne le voyez jamais, c’est qu’il fait bien son travail.

Alors ne pensez plus à moi, et plongez vous dans ce « Backtracks » signé AC/DC et..

... let there be rock !
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