2013 : Etat des lieux

Par Scred | le 22/01/2014 | Les autres articles sur le Rock

Retour vers le futal
Le nouvel an s’est bien passé, on a patienté un chouilla, manière de laisser les dernières traces de 2013 sécher sur la moquette, il est donc temps de dresser un bilan forcément subjectif d’une année porte bonheur à pas mal d’égards, année que nous avons été fiers de passer en votre compagnie, ça va sans dire !
2013 : Etat des lieux 2013, année de la burne

Alors, bon, hein ? Je vous vois venir, les jamais contents toujours prêts à sexister le premier propos venu… J’assume, l’année 2013 fût velue de la testicule, c’est un fait. Et pas seulement parce que notre Heavy Metal chéri a définitivement quitté le stade « je-me-refais-une-santé-après-les-années-90 » pour retourner dans les stades, les vrais, avec un max de public. Et encore, là c’était pour la rime, parce qu’avec la masse de spectateurs venus fouler les terres festivalières, on pourrait en remplir pas mal, de stades. (cf. notre couverture exhaustive du Hellfest )

Oui, le Métal avec un grand M est de retour pour de bon, les kids se remettent à aimer la guitare saturée et en profitent pour casser les oreilles de leurs voisins grâce aux amplis en promo sur internet, bonne nouvelle ! Du côté discographique, on a également été gâtés cette année… Honneur aux anciens, comment ne pas évoquer « 13 », le nouvel album de Black Sabbath avec Ozzy de retour aux fourneaux infernaux ? Certes, Megadeth aurait pu se fendre d’une pochette moins photoshopée et d’un titre un peu meilleur que « Super Collider », mais au diable les varices, quel album ! Ajoutez à cela un Iron Maiden qui nous rappelle de bons souvenirs avec le retour en grâce du cultissime « Maiden England », Sebastian Bach qui s’offre une cure de jouvence avec « Abachalypse Now » et Motörhead qui nous offre leur meilleur effort depuis « Inferno » avec le génial « Aftershock », et vous aurez une petite idée du pourquoi du comment le rock teigneux conserve !

Mais c’est pas tout Mamadou ! Mors moi le nouveau Korn, « The Paradigm Shift », Airbourne qui montre les dents avec « Black Dog Barking », le terrifiant « Infestissumam » de Ghost, les implacables mélodies du « Meir » de Kverlertak, etc. En un mot comme en cent, 2013 a confirmé une tendance montante depuis quelques années, le métal ne fût pas une mode passagère mais bel et bien un volcan endormi qui gronde de plus en plus fort en laissant échapper quelques nuées ardentes en attendant la véritable éruption. Tiens, en parlant de ça, Van Halen fêtait les 35 ans de leur premier album en 2013…

2013, à l’ouest, du nouveau

Car en effet, cette année a vu les USA revenir un peu plus sur le devant de la scène après une décennie dominée par la perfide Albion… Notamment à cause de nos chers Britons qui s’exportent et s’exilent de l’autre côté de l’Atlantique histoire de voir si le rock est plus pur. Prenez les Arctic Monkeys par exemple, plus angliches tu meurs, coupables du probable album de l’année avec « AM », made in USA ! Et avec la bénédiction du grand frère Josh Homme encore ! Shocking ! Même Depeche Mode a craqué, enregistrant leur premier album de blues synthétique (« Delta Machine ») dans le Tennessee !

Ceci dit, les régionaux de l’étape ne sont pas en reste, les Pixies notamment, accouchant avec près de vingt cinq ans de retard d’une série de petits frères de « Trompe Le Monde » ! On a failli attendre… Et puis bon, les nouveaux incontournables du rock que sont Dave Grohl, Josh Homme (encore lui) ou Jack White n’en finissent pas de ne pas s’épuiser, qui avec des disques (Queens Of The Stone Age, The Dead Weather) qui avec des fims (« Sound City »).

2013, regrets éternels

Parce que l’on a perdu quelques amis cette année aussi, à tout saigneur tout honneur, commençons par Jeff Hanneman, guitariste de Slayer et grand pourfendeur d’Heinekens devant le Malin…

Plus proche de nous, le critique rock Gilles Verlant, spécialiste es Beatles, Bowie et surtout Serge Gainsbourg, mort d’une chute dans l’escalier. Si c’est pas rock n’ roll ça !

Ray Manzarek nous a quitté lui aussi, organiste et artisan sonore des Doors, parti retrouver Jim pour un jam éternel sur « The End »…

Enfin, Lou Reed… Bah oui, il n’était pas increvable finalement mister « Heroin ». De quoi vous donner l’occasion de replonger dans la réédition luxueuse du « White Light/White Heat » du Velvet Underground qui vient de paraître, on en ressort pas indemne.

Voilà, c’est à peu près tout ce qu’il fallait retenir de 2013, quelque chose me dit que 2014 nous réserve à peu près autant de bonnes surprises si ce n’est plus. On sera là en tous cas pour vous en parler ! Sur Actumusic… ou ailleurs qui sait ? (Spoiler alert, ah ah ah !)

Stay (i)Tuned !

scRed
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